eMARK advantage-To the top of the world!

Vers les plus hauts sommets du monde!

Si je questionnais une centaine de personnes sur la montagne la plus élevée du monde, quelle serait la probabilité, selon vous, qu’une personne ‘sensée’ dans ce groupe me réponde autre chose que le mont Everest? Nulle, me diriez-vous? Eh bien, vous aurez tort!

Nous avons appris depuis notre enfance que l’Everest, qui culmine à 8 848 m d’altitude, règne en roi et maître sur cette majestueuse chaîne qu’est l’Himalaya. Et nous n’avons aucune raison de remettre cette « vérité » en cause. Cependant, il suffirait qu’il y ait un apprenti géographe ou topographe pour crier à l’hérésie scientifique! Utilisant des principes basiques de la géomorphologie des terrains, il nous dirait que tout est relatif, et que l’Everest est loin d’être le relief possédant l’altitude la plus élevée sur Terre. Et il aurait entièrement raison!

L’Everest est le plus haut sommet du monde depuis le niveau de la mer. Toutefois, d’autres montagnes peuvent prétendre au titre de plus haute montagne de la Terre suivant les critères utilisés. On considère, par exemple, que le Mauna Kea, sur l’île de Hawaï, est la plus haute montagne à partir de sa base (elle s’élève à 10 200 m au-dessus du plancher océanique).

Aussi, de la base au sommet, le Denali, situé en Alaska, est aussi plus haut que l’Everest. Malgré son altitude de 6 190 m, il s’élève au-dessus d’une plaine de 900 m d’altitude, ce qui lui confère une élévation verticale par rapport à sa base de près de 6 000 m. Par comparaison, l’Everest s’élève à 4 500 m ’seulement’ au-dessus du plateau Tibétain.

Encore plus impressionnant, le Chimborazo. Culminant à 6 268 m d’altitude en Équateur à un peu plus d’un degré de latitude Sud, il est le sommet le plus éloigné du centre de la Terre: il en est distant de 6 384 km contre 6 382 pour l’Everest, soit une différence de 2 168 m dut au renflement de la sphère terrestre au niveau de l’équateur.

Alors si je reposais ma question sous la forme suivante: «Quel est le sommet terrestre le plus proche de la Lune et des étoiles?», votre réponse devrait être sans hésitation: le Chimborazo! Ce qui en fait de facto le toit du monde!

Mais dans tous les cas, l’apprentissage est plus riche et beaucoup plus stimulant lorsqu’on se positionne dans un contexte multicritère et donc multiperspectif. Le même questionnement, analysé sous des perspectives différentes, entraîne une réalité tout autre. En fait, pour un œil entrainé, cette démarche ouvre la voie à de nouvelles opportunités.

Et si le débat peut devenir houleux entre chercheurs concernant des données scientifiques (émanant des sciences exactes), la complexité monte de plusieurs crans quand il s’agit des sciences sociales, de la complexité des relations humaines et de la volatilité de nos perceptions et préjugés.

Ma question marketing maintenant: «Combien de préjugés maintenons-nous au sujet de nos marchés, de nos produits ou services, de nos concurrents, de nos clients et de notre capacité à les servir adéquatement, etc., sans jamais les remettre en question? Sans jamais (ou presque) changer de perspective afin de faire le tour de la question».

Plusieurs d’entre nous répondraient qu’ils le font sur une base régulière et qu’ils sont sur la bonne voie vue que leurs ventes se portent bien ou qu’ils soient leader de leur marché, etc. On n’en doute point. La véritable question n’est pas de savoir «si ça va bien» (efficacité), mais si on «pourrait faire mieux» (efficience). Et il n’y a rien de mieux que des remises en question systématiques pour atteindre cette excellence dans les résultats comme dans les processus.

L’avantage concurrentiel s’obtient dorénavant plus facilement par la détention d’une information stratégique que par la puissance financière. Détenir l’information, l’actualiser constamment et l’exploiter à la fois de manière stratégique pour mieux planifier ses activités, et opérationnelle pour se distinguer de ses concurrents – est la meilleure arme pour se prémunir des aléas de l’incertitude. Si la meilleure défensive est l’attaque, comme on dit dans le langage du sport, la proactivité en matière d’actions marketing est le meilleur moyen d’atteindre l’efficience.

Se mettre sous une perspective client, être soucieux de sa marque employeur, segmenter ses marchés, cibler ses actions, passer d’une perspective transactionnelle à une perspective relationnelle, optimiser son approche de communication, mettre la technologie de l’information au profit de la démarche marketing, etc., sont autant de critères différents. Et c’est ça une approche multicritère ou multiperspective. Pour peu que l’on cultive sa volonté d’exceller, de faire les choses différemment, de sortir de sa zone de confort, d’impliquer l’ensemble des activités de l’entreprise et d’aller à l’encontre de son propre sommet!