post linkedin , les 5 règles pour devenir viral

Il y a fort à parier que vous voyez parfois passer un post LinkedIn d’une personne vous ne connaissez même pas et qui récolte plus de 300 likes et plus de 100 commentaires ?

Il n’y a pas de hasard : lors de la rédaction de leurs publications, ces créateurs de contenus appliquent tous les mêmes règles. Cet article vous présente 5 règles rapidement activables afin que vous aussi puissiez rédiger des publications qui soient vraiment virales !

 

Écrire votre post LinkedIn POUR vos persona

LinkedIn est plus que jamais le réseau social professionnel idéal pour augmenter votre notoriété, développer votre image de marque ou encore attirer de nouveaux clients. Cependant, la connaissance de votre persona (client type que vous souhaitez attirer) est VITALE afin de comprendre ses besoins ou encore les problèmes qu’il peut rencontrer.

Publier du contenu ne suffit pas à rendre un post viral. Il vous faudra tester différents types de publications : des courtes, des longues, avec ou sans visuels… Que vous soyez dans le secteur du B2B ou du B2C, chaque audience est différente et il vous faudra être systématiquement en veille afin de cibler les contenus et le type de publication qui intéressent spécifiquement votre persona.

Pour vous inspirer sur les sujets à traiter, réfléchissez aux questions que vos clients vous posent le plus souvent, aux croyances limitantes qu’il vous faut souvent déconstruire, ou aux conseils qu’ils sollicitent auprès de vous.

 

Comprendre l’algorithme LinkedIn

Comme sur Facebook, Instagram ou Google, LinkedIn a son propre algorithme et le dompter aidera vos publications à devenir virales.

Générer de l’interaction

 

Le premier conseil était de connaître parfaitement vos persona afin de leur proposer du contenu adapté à leurs besoins et à leurs problématiques. Ils se sentiront alors concernés et seront plus enclins à générer de l’interaction sur vos publications.

Pourquoi est-ce si important ? Parce que lorsque vous postez votre contenu, l’algorithme ne le montre qu’à un petit groupe test constitué d’un faible pourcentage de votre réseau. Si dans les deux heures suivant sa publication, vous arrivez à générer plusieurs interactions via ce groupe (commentaires, likes, partages) alors l’algorithme décidera de vous faire gagner en visibilité et de le montrer à tout votre réseau. Dans le cas contraire, votre post « s’éteint » et ne sera montré à personne (ce qui est dommage, non ?).

Un contenu de qualité qui fait réagir, c’est un contenu qui :

  • Instruit : nous apprend quelque chose
  • Inspire : nous donne envie de faire
  • Divertit : suscite une émotion
  • Résout un problème précis

 

La notion de Dwell Time (le Temps d’arrêt)

 

Sur LinkedIn, seulement 1% des professionnels publient, 10% s’engagent (via des likes, commentaires, partages…) et 90% consomment du contenu sans interagir avec les posts.

Le réseau social s’est donc demandé comment prendre en compte l’avis des 90% d’observateurs afin de déterminer la qualité d’un post LinkedIn. C’est pourquoi la notion de Dwell Time ou de « temps d’arrêt sur le post » est apparue.

Cet indicateur permet de donner du poids aux comportements des utilisateurs qui ne réagissent pas avec les publications. LinkedIn a constaté que plus un utilisateur passait du temps sur un post, plus la probabilité qu’il émette un like ou écrive un commentaire était élevée.

Le Dwell Time a été créé aussi dans le but de limiter l’impact des pods ou des groupes LinkedIn de personnes qui aiment et commentent les publications entre eux. Une manière de contourner l’algorithme et de booster artificiellement leurs posts LinkedIn.

Le temps d’arrêt de vos lecteurs sur votre publication influence donc positivement ou négativement l’algorithme de LinkedIn et par conséquent la visibilité et la viralité de votre post.

Partages, commentaires ou encore likes sont différents moyens de témoigner de l’engagement sur un post LinkedIn. Cependant, ils n’ont pas tous le même impact sur l’algorithme du réseau social.

 

Le mythe du partage

 

Le fait de partager du contenu est souvent interprété comme étant le sommet de l’engagement car nous montrons le post d’une personne, autre que nous, à notre réseau. C’est une forme de soutien envers le créateur de contenu.

Cependant, l’algorithme de LinkedIn ne le voit pas de cet œil. Un partage est considéré comme étant du contenu dupliqué et sans valeur ajoutée. Le réseau social souhaite devenir la principale plateforme de curation, c’est pourquoi un partage de contenu est 85 à 90% MOINS visible qu’un post que vous auriez pu écrire vous-même.

Au lieu de partager un contenu nous vous conseillons de le commenter. Cela vous permettra d’apporter votre soutien, votre opinion et d’être visible autant dans votre réseau que dans le réseau du créateur de contenu.

partage d'une publication Linkedin de Patrick Beauduin

Le commentaire : le graal de l’engagement

 

Si votre publication reçoit un commentaire, elle augmente sa portée de 8%, tandis qu’un like l’augmentera de 2% seulement. Un commentaire est donc 4 fois plus puissant qu’un like et 7 fois plus puissant s’il est écrit dans les deux premières heures suivant la création du post (cf : paragraphe sur « Générer de l’interaction »)

Deux autres statistiques :

  • Écrire vous-même le premier commentaire de votre post LinkedIn aura un impact négatif sur votre publication : -15% à -20% de portée sur le groupe test.
  • Répondre rapidement aux commentaires que vous recevez aura un impact positif sur la portée. Si vous répondez en moins de deux heures à un commentaire votre publication verra sa portée augmenter de 15% à 20%.

 

Faire usage des différents formats

LinkedIn vous permet de partager votre contenu sous différents formats :

  • Simple texte
  • Une ou plusieurs images/photos
  • Une vidéo
  • Un sondage
  • Un carrousel

 

L’influence des formats

 

Le format de votre publication peut avoir une grande influence sur la viralité de votre post.

Voici ceux qui ont le plus d’impact :

Comparé à une publication avec du texte et une photo

  • Sondage : +450% de portée
  • Carrousel : +250% de portée
  • Texte avec plusieurs photos : +150%

 

  • Articles LinkedIn : 90% MOINS de portée qu’un post avec une photo

 

  1. Répondre à un sondage demande beaucoup moins d’effort pour le lecteur que la rédaction d’un commentaire sur un post.
  2. L’algorithme de LinkedIn considère que le poids d’une réponse à un sondage est équivalent à celui d’un commentaire.

 

C’est pourquoi les sondages fleurissent sur le réseau social et sont (trop) souvent utilisés par les créateurs de contenu.

 

Adopter une méthode d’écriture

Même s’il est important de prendre en compte l’algorithme, vous écrivez pour des gens et non pour un robot. Il est donc important que votre post LinkedIn donne envie d’être lu et pour ça aussi, il y a des règles.

La méthode AIDA

 

Bien qu’étant une des plus anciennes méthodes marketing, A.I.D.A. continue à être utilisée dans la rédaction de messages publicitaires. Elle permet de mettre en évidence les 4 étapes chronologiques par lesquelles un prospect évolue pour devenir un client.

A : Attention : capter l’attention

I : Intérêt : éveiller son intérêt

D : Désir : doper son désir

A : Action : Le faire passer à l’action

 

Voici un exemple concret :

Voici une accroche d'un post LinkedIn

L’accroche est IMPERATIVE. C’est elle qui interpelle l’utilisateur sur votre post et le décide à le lire.

La méthode AIDA peut être utilisée pour écrire un post LinkedIn.

Dans cet exemple on voit qu’Amandine Bart de chez Waalaxy applique bien la méthode AIDA à travers son post LinkedIn.

Pour faciliter la lecture : fluidifiez-la

 

Si vous voyez qu’une phrase ou une idée n’apporte pas une valeur ajoutée à votre post, c’est qu’elle doit être supprimée. Vous n’écrivez pas une dissertation, vous devez être explicite et direct.

Les émoticônes sont à utiliser avec parcimonie afin d’humaniser votre contenu. Il est possible d’utiliser un même émoticône sur chacun de vos futurs posts pour appuyer votre personal branding.

Éviter les 4 pièges faisant perdre de la visibilité

Les différentes statistiques présentées dans notre article proviennent d’une recherche de l’entreprise Just Connecting qui publie un rapport complet annuel sur l’évolution de l’algorithme de LinkedIn.

Attention aux liens externes

 

La portée de votre publication sera divisée par deux si vous mettez un lien externe dans votre post. Que ce soit un lien vers un article de blog, vers votre site internet…

Pourquoi ? Car tout simplement LinkedIn souhaite que les utilisateurs restent sur sa plateforme.

Il est important de ne pas mettre de lien externe dans votre publication LinkedIn sous peine d avoir une pénalité de la part de LinkedIn.

Pour y remédier vous pouvez mettre le lien en commentaire mais vous prenez le risque d’avoir une réduction sur la portée de votre groupe test. (cf : paragraphe « Comprendre l’algorithme LinkedIn »). Alors vous pouvez demander à une tierce personne de poster le lien en commentaire dans les 2h suivant la publication de votre post.

Utiliser stratégiquement le Tag de personnes

 

Si vous décidez d’identifier des professionnels ou des entreprises dans votre post LinkedIn, assurez-vous que ces derniers réagiront à votre post par un like et/ou commentaire.

  • Si commentaire : 10 à 15% de votre portée augmentée
  • Si like : Aucun effet

 

  • Si aucune action : 40% à 50% de votre portée diminuée !

 

Dans ces conditions, si vous n’êtes pas sûr que la personne réagisse à votre post LinkedIn, nous vous conseillons de l’identifier dans une phrase en commentaire. Il n’y aura aucun impact négatif si elle ne réagit pas et votre commentaire sera visible dans son réseau. C’est même une bonne stratégie pour relancer un post qui n’aurait peut-être pas eu l’impact souhaité.

Réfléchir à la Fréquence

 

Si vous avez plusieurs sujets et/ou nouvelles à partager dans votre réseau, nous vous déconseillons de le faire dans la même journée. Sinon LinkedIn divisera la portée de vos messages.

Poster plusieurs fois sur LinkedIn peut avoir un effet négatif sur les posts qui ont une forte viralité

Pourquoi ?

Parce que LinkedIn veut privilégier la qualité sur la quantité. En témoigne ce graphique qui vous montre comment la portée du premier post est annihilée par la parution du second et troisième. C’est dommage si votre premier post devient viral et que sa portée soit réduite par un post qui intéresse moins votre réseau. Vous risquez de louper une occasion de toucher des prospects intéressés par votre expertise.

Éviter la programmation

 

Les publications programmées via un agrégateur (un outil tel que Hootsuite ou autres) subissent une baisse de 60% de leur portée. Le réseau social préfère mettre en avant les publications natives qui sont écrites directement depuis son interface.